«Pas de chauffage, pas de lumière»... mais des sandwichs

INTEMPERIES Lundi soir, les passagers du TGV Rennes-Paris n°8658 ont été bloqués pendant des heures...

Guillaume Guichard

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Le ministère des Transports, confronté à un réseau ferré vétuste faute d'investissements suffisants dans la maintenance, veut consentir un effort de rajeunissement accru, mais moindre que recommandé par un audit, selon un plan 2007-2010 qui doit être présenté lundi.
Le ministère des Transports, confronté à un réseau ferré vétuste faute d'investissements suffisants dans la maintenance, veut consentir un effort de rajeunissement accru, mais moindre que recommandé par un audit, selon un plan 2007-2010 qui doit être présenté lundi. — Frank Perry AFP/Archives

«J'ai pris le TGV à 18h05 à Rennes et nous avons été immobilisés à 18h45 entre Laval et Le Mans, raconte Sébastien, un passager du train reliant Rennes à Paris ayant pris contact avec 20Minutes.fr. Nous avons dû patienter plus de deux heures et demie sur les voies. Il n'y a pas eu d'énervement, les pompiers sont arrivés avec des bouteilles d'eau.»

Lundi soir, Sébastien et 1.800 autres voyageurs se sont retrouvés bloqués plusieurs heures dans leurs TGV sur la ligne Paris-Rennes. En cause: vers 18h40, la foudre est tombée sur un caténaire entre Le Mans et Laval, entraînant une coupure de courant dans les deux sens. Quatre TGV ont été immobilisés en pleine voie et une dizaine ont subi des retards de une à trois heures.

«Pas de chauffage, pas de lumière»

Sébastien et les 700 passagers du TGV Paris-Rennes n°8658 ont dû patienter plus de deux heures dans le train avant d'être remorqués vers Laval. Sans toujours être informés: la communication de la SNCF a été quelque peu défaillante, selon Monette, retraitée: «les agents nous répétaient "bientôt, bientôt"… Au total, nous sommes restés bloqués cinq heures!» «Le train n'avait plus d'électricité donc pas de chauffage et pas de lumière», témoigne une lectrice de 20Minutes.fr qui signe «une voyageuse mécontente».

Vers 23h, le TGV a été rapatrié vers Rennes. «Certains clients se sont emportés car ils voulaient aller directement vers Paris», raconte Fabrice, autre passager infortuné. De retour au point de départ, Sébastien, Monette, Fabrice et les 700 passagers sont informés par la SNCF qu'il vont reprendre le même TGV pour rejoindre Paris, mais cette fois en passant par Nantes. «Résultat, nous sommes arrivés à Montparnasse à 5h05 du matin», conclut le jeune homme.

Enervement

«Il y a eu de l'énervement à Paris: la file d'attente à l'accueil était très longue, explique Sébastien. La SNCF savait depuis longtemps que nous allions arriver tard, ils auraient pu mettre plus d'agents pour nous réceptionner!»

«Je devais prendre l'avion lundi soir, témoigne Monette. Du coup, la SNCF prend en charge mon nouveau billet et m'a offert une chambre d'hôtel pour la matinée. J'ai pu dormir trois heures.» Une chance que n'a pas eu Fabrice, qui devait rejoindre son lieu de travail: «j'ai à peine eu le temps de prendre une douche».

Billets remboursés

Des chambres d'hôtel, des taxis et des bus ont été mis à la disposition des passagers arrivés tardivement en gare Montparnasse, a indiqué la SNCF. «Les titres de transport des voyageurs des trains ayant subi les plus grands retards seront intégralement remboursés», a précisé la société.