Primaire à droite: Bayrou plaide pour un rapprochement Juppé Fillon

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François Bayrou le 25 septembre 2015 à Guidel
François Bayrou le 25 septembre 2015 à Guidel — JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP

Le président du MoDem, François Bayrou a plaidé dimanche sur Europe 1 pour que deux candidats déclarés à la primaire de la droite et du centre Alain Juppé et François Fillon «se rapprochent».

«Je souhaiterais que François Fillon et Alain Juppé se rapprochent, qu'ils puissent présenter ensemble un horizon», a lancé M. Bayrou lors de l'émission «Le Grand Rendez-Vous» sur Europe 1.

Depuis un an, M. Bayrou affirme qu'il était prêt à aider le maire de Bordeaux en vue de 2017, mais n'avait jamais encore plaidé pour un rapprochement entre les deux candidats à la primaire. Lui-même exclut de se présenter à cette primaire.

«Je souhaiterais qu'ensemble ils proposent une alternative», a-t-il répété, «mais ça n'est pas mon affaire, ce n'est pas mon parti».

Interrogé sur lequel devait mener l'attelage dans l'hypothèse d'un rapprochement, M. Bayrou a répondu «je pense qu'Alain Juppé est le mieux placé», démentant demander «un ralliement» de l'un à l'autre.

«Je pense que François Fillon est quelqu'un d'absolument respectable avec qui j'ai des liens amicaux depuis longtemps», a-t-il dit.

François Bayrou explique depuis plusieurs mois que si Alain Juppé ne sort pas victorieux de la primaire et si Nicolas Sarkozy l'emporte, alors il sera «libre» de se présenter à la présidentielle.

Interrogé sur le fait de savoir s'il allait voter à la primaire, il a répondu: «à titre personnel et de citoyen et de François Bayrou individuellement non», a-t-il dit avant d'ajouter: «mais beaucoup de mes amis iront». «Parce que si je vais voter à la primaire de la droite je suis engagé par le résultat de la primaire», a-t-il justifié.

«Si je n'y vais pas, c'est pour garder mon libre arbitre devant la situation qui sera créée par le résultat de la primaire», a-t-il insisté, répétant qu'il ne veut pas «qu'on se retrouve devant la triple impasse Hollande, Sarkozy, Le Pen».