Notes de taxis: Agnès Saal a été entendue en garde à vue

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L'ancienne présidente de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), Agnès Saal au siège de l'INA, le 31 juillet 2014 à Bry-sur-Marne, dans l'est de Paris
L'ancienne présidente de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), Agnès Saal au siège de l'INA, le 31 juillet 2014 à Bry-sur-Marne, dans l'est de Paris — Dominique Faget AFP

L'ancienne présidente de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) Agnès Saal a été entendue mardi en garde à vue à Paris dans le cadre de deux enquêtes ouvertes sur des notes de taxis, a-t-on appris mercredi de source concordantes.

Agnès Saal a été entendue sous le régime de la garde à vue par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), selon une source policière confirmant une information d'Europe 1.

Elle «a été à la fois interrogée sur ses notes de taxis quand elle était à la tête de l'INA dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet de Créteil et sur ses notes de taxis lorsqu'elle dirigeait le Centre Pompidou», selon une source judiciaire.

Le parquet de Créteil a ouvert une enquête préliminaire qui porte sur 40.000 euros de frais de taxi en dix mois quand Agnès Saal présidait l'INA. Elle avait dû démissionner en avril à la suite de la polémique.

A cette enquête s'ajoute celle du parquet de Paris ouverte le 8 juin pour des faits présumés de détournement de fonds publics par personne chargée d'une mission de service public, après 38.000 euros de notes de taxis présentées entre janvier 2013 et avril 2014 par Agnès Saal quand elle était directrice générale du Centre Georges-Pompidou.

Après sept ans au Centre Pompidou, Agnès Saal avait été nommée à la tête de l'INA en 2014.

Comme l'enquête de Créteil, l'enquête parisienne est la conséquence d'un signalement du ministère de la Culture. Comme celle qui a été diligentée à Créteil, l'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique de la police judiciaire parisienne.