Sarkozy s’engage à faire les réforme que l’Europe attend

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Le président français Nicolas Sarkozy a demandé lundi à Bruxelles une «application intelligente et dynamique du Pacte de stabilité». Il s'est engagé à faire très vite les réformes que l'Europe attend de la France «depuis longtemps». Une annonce saluée par le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. «La France ne sera plus jamais le pays de l'immobilisme», a-t-il déclaré.
A Nicolas Sarkozy, qui demande un «du temps» pour que les réformes engagées portent leurs fruits, l'Europe attend un plan détaillé pour septembre.

Déficit annoncé à 2,4%

Nicolas Sarkozy a indiqué que la France se lançait «dans un programme de réformes sans précédent». «Je ne demande pas des délais pour différer un effort de maîtrise de finances publiques mais une application intelligente et dynamique du pacte de stabilité» qui engagent les pays de la zone euro à la convergence économique et à assainir leurs finances publiques.

Il a confirmé qu'il avait dit à ses partenaires européens que la France voulait reporter son engagement à revenir à l'équilibre budgétaire à 2012 plutôt qu'à 2010, engagement qu'elle avait pris avant son élection en avril, tout en soulignant que si «la croissance est supérieure» aux prévisions, «alors on pourra être au rendez-vous de 2010».
Le chef de l’Etat a ajouté que le déficit français serait à 2,4% du PIB, et qu'en 2008 il serait «en-dessous de 2,4%», sans être plus précis.

Tentative d'apaisement

Une entrée en matière en forme de tentative d’apaisement: avant le début de la réunion, les eurodéputés avaient fermement rappelé la France à l’ordre sur la dérive annoncée du déficit public français

«La France est une économie très importante» et «il est très important qu'il y ait de la discipline budgétaire en France», a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia.
Le Néerlandais Wouter Bos s'est montré lui aussi très strict. «Je suis sûr que M. Sarkozy va écouter nos arguments extrêmement rationnels et raisonnables», a-t-il dit.