Des agriculteurs contrôlent des camions dans les Landes et les Pyrénées

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Des agriculteurs manifestent et mènent des actions de contrôle dans des camions pour vérifier l'origine des produits sur l'A63 au péage de Benesse-Maremne, le 5 août 2015
Des agriculteurs manifestent et mènent des actions de contrôle dans des camions pour vérifier l'origine des produits sur l'A63 au péage de Benesse-Maremne, le 5 août 2015 — IROZ GAIZKA AFP

Près de 300 agriculteurs ont mené mardi des actions de «contrôle» de camions pour vérifier l'origine des produits, lors d'opérations coordonnées sur les autoroutes A63 dans les Landes, et A64 dans les Pyrénées-Atlantiques, ont indiqué les syndicats.

Lait en provenance de Galice (Espagne) destiné à une société basée à Clermont-Ferrand, poudre de lait espagnole pour un leader français du lait en poudre, pain congelé espagnol à destination de la Gironde, tomate espagnole pour une marque française de plats cuisinés, viande en provenance d'Italie ou calamars du Pérou: les agriculteurs ont traqué dans les camions les produits étrangers et destinés au marché - et distributeurs ou transformateurs - français.

A Bénesse-Maremne (Landes), plus d'une centaine d'agriculteurs ont ainsi inspecté environ 60 camions pendant quatre heures jusqu'en début d'après-midi, sans incident avec les chauffeurs, pris en charge voire nourris. Ils ont déversé sur le bas-côté 25.000 litres de lait espagnol d'un camion, et une partie de la cargaison de lait en poudre, a constaté l'AFP.

En parallèle, les agriculteurs distribuaient des prospectus, quelque 5.000 au total, aux automobilistes à leur passage au péage, «sans provoquer d'opération escargot», selon la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles), organisatrice de l'opération.

A Sames sur l'A64, à 35 km de Bayonne, plus de 200 agriculteurs avec environ 60 tracteurs, mobilisés à l'appel du CDJA et de la FDSEA, ont mené une action similaire: contrôle du contenu des camions, distribution de tracts et en sus péage gratuit pour les automobilistes.

«On ne dit pas que ces importations sont illégales, on ne demande pas un +zéro produit importé+, ni le protectionnisme ni l'autarcie. Mais on veut, a fortiori en période de crise, que l'ensemble de la filière, des distributeurs aux grossistes aux consommateurs, joue davantage le jeu de la filière et des produits français», a indiqué à l'AFP Michel Demon, directeur de la FDSEA-Landes.