Rachida Dati veut favoriser l’alternative à la prison

JUSTICE La ministre souhaite développer les aménagements de peine...

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Le Sénat examine à partir de ce jeudi le projet de loi contre la récidive, qui instaure des peines plancher et écarte dans certains cas l'excuse de minorité pour les 16-18 ans, texte dont syndicats de magistrats et professionnels de l'enfance dénoncent "l'acharnement répressif".
Le Sénat examine à partir de ce jeudi le projet de loi contre la récidive, qui instaure des peines plancher et écarte dans certains cas l'excuse de minorité pour les 16-18 ans, texte dont syndicats de magistrats et professionnels de l'enfance dénoncent "l'acharnement répressif". — Philippe Merle AFP/Archives

Alors que son projet de loi instaurant les peines plancher fait craindre une surpopulation dans les prisons, aggravée par une éventuelle suppressions des grâces du 14 juillet, Rachida Dati a exprimé vendredi sur TF1 sa volonté «de favoriser la réinsertion par l'alternative à l'incarcération».

Rappelant que les grâces sont «une prérogative présidentielle» et que le chef de l'Etat «s'exprimera très rapidement» pour faire connaître sa décision, la Garde des Sceaux a souhaité «pouvoir développer les aménagements de peine, les alternatives à la prison, les placements sous bracelet électronique».

Plus de 60.000 détenus

«Ma politique sera de favoriser la réinsertion par l'alternative à l'incarcération, a insisté la ministre de la Justice. L'enjeu est notamment de désengorger les prisons surpeuplées, qui comptent plus de 60.000 détenus, dont 12.000 en surnombre selon le chercheur au CNRS Pierre Tournier.

Nicolas Sarkozy a déjà dit qu'il n'était pas favorable aux grâces collectives et a refusé l'amnistie des contraventions routières, à son arrivée au pouvoir.