La perquisition chez Villepin a duré plus de 6 heures

JUSTICE L'ex-Premier ministre est rattrappé par la justice dans le cadre de l'affaire Clearstream...

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Les poursuites judiciaires contre Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream semblent désormais inévitables après une expertise accablante de l'ordinateur du général Philippe Rondot, suivie jeudi d'une perquisition au domicile de l'ancien chef du gouvernement.
Les poursuites judiciaires contre Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream semblent désormais inévitables après une expertise accablante de l'ordinateur du général Philippe Rondot, suivie jeudi d'une perquisition au domicile de l'ancien chef du gouvernement. — Martin Bureau AFP

Jeudi soir à 21h20, les deux magistrats du pôle financier de Paris, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, sont partis du domicile de Dominique de Villepin, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils y étaient arrivés peu avant 15h pour perquisitionner l'appartement parisien de l'ex-Premier ministre dans le cadre de l'affaire Clearstream. Au bout de six heures trente, les magistrats en sont ressortis, sans cartons ni autres objets saisis.

Les poursuites judiciaires contre Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream semblent désormais inévitables après une expertise accablante de l'ordinateur du général Philippe Rondot, suivie jeudi de cette perquisition.

Les deux magistrats du pôle financier de Paris en charge de l'affaire avaient quitté leur bureau en début d'après-midi accompagnés d'un membre du parquet et de deux enquêteurs de la police financière, dont un commissaire. Ils se sont rendus au domicile de Dominique de Villepin près du parc Monceau (XVIIe) à Paris.

«Accusation infondées»

«Désormais, les deux juges sont en situation de poursuivre l'ex-chef du gouvernement», expliquait dès mercredi soir une source proche du dossier.

L'ancien Premier ministre s'est défendu jeudi dans un communiqué en dénonçant les «accusations infondées».

Mercredi, le général Philippe Rondot, ex-conseiller du ministre de la Défense, témoin clé dans cette affaire, a été entendu pendant une dizaine d'heures sur les notes contenues dans son ordinateur et révélées par l'expertise datant du 27 juin.

Témoin assisté

Selon une source proche du dossier, le militaire et son ordinateur ont mis en cause les deux anciennes têtes de l'exécutif: Dominique de Villepin et Jacques Chirac.

En décembre 2006, Dominique de Villepin avait été entendu par les juges comme simple témoin. Il avait alors rejeté toute implication dans le dossier. «Aucune action n'a été menée en liaison avec de prétendues instructions du président de la République», avait-il notamment indiqué.

Il a depuis demandé à être entendu comme témoin assisté.