Toujours au cours de l'audition de mardi qui a duré environ onze heures, le général Rondot a affirmé qu'il ne s'était jamais "interrogé" sur une "instrumentalisation" par Dominique de Villepin, "ne pouvant l'imaginer", et accusant Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, tous deux mis en examen, de la manipulation à l'origine de cette affaire, selon ces mêmes sources.
Toujours au cours de l'audition de mardi qui a duré environ onze heures, le général Rondot a affirmé qu'il ne s'était jamais "interrogé" sur une "instrumentalisation" par Dominique de Villepin, "ne pouvant l'imaginer", et accusant Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, tous deux mis en examen, de la manipulation à l'origine de cette affaire, selon ces mêmes sources. — Stéphane de Sakutin AFP/Archives

ENQUÊTE

Villepin à nouveau mis en cause dans l’affaire Clearstream

ne expertise judiciaire révèle que l’ex-Premier ministre...

Nouveau rebondissement dans le feuilleton Clearstream. L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin est mis en cause par une expertise judiciaire sur l'ordinateur du général Philippe Rondot, figure centrale du dossier interrogé mercredi comme témoin assisté, a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier.

L'expertise versée au dossier le 27 juin révèle des éléments qui n'avaient pas été versés dans la procédure jusqu'alors. Ces éléments étaient renfermés dans l'ordinateur portable de l'ancien militaire, dans lequel sa secrétaire lui transférait tous ses courriers.

A l’origine de la rencontre entre Gergorin et Ruymbeke

Ces éléments désignent notamment l'ex-chef du gouvernement comme étant à l'origine de la rencontre secrète en 2004 entre Jean-Louis Gergorin et le juge Renaud van Ruymbeke qui devait recevoir par la suite, anonymement, mais en réalité de la part de Jean-Louis Gergorin, des listings Clearstream truqués.

Selon l'une des sources proches du dossier, l'envoi des listings à la justice est évoquée dans une «note informatique» du général comme une idée émanant de l'ex-Premier ministre. Dans ces listings figuraient des noms et des numéros de comptes de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, censées avoir touché de l'argent en marge de la vente des frégates de Taïwan en 1991, sur des comptes à l'étranger répertoriés chez Clearstream au Luxembourg.

Dominique de Villepin avait déjà été entendu comme témoin dans l'affaire Clearstream en décembre 2006. Son audition marathon avat duré 17 heures.