Aux termes de l'accord paraphé par le député, Nicolas Sarkozy, le numéro deux de Toyal Masahiro Aoki et le président de Toyal Europe Hervé Lelièvre, il est stipulé: "La société Toyal renonce à acheter des terrains à Lacq et réalisera à Accous les investissements prévus, dans la limite des terrains disponibles"
Aux termes de l'accord paraphé par le député, Nicolas Sarkozy, le numéro deux de Toyal Masahiro Aoki et le président de Toyal Europe Hervé Lelièvre, il est stipulé: "La société Toyal renonce à acheter des terrains à Lacq et réalisera à Accous les investissements prévus, dans la limite des terrains disponibles" — Jack Guez AFP

France

Toyal ne veut plus investir à Accous

DELOCALISATION - La grève de la faim de Jean Lassalle n%u2019aurait servi à rien%u2026

Nouveau rebondissement dans l'affaire Toyal. L'entreprise japonaise spécialisée dans la fabrication de pailles d'aluminium pour peinture revient sur sa décision d'investir dans les Pyrénées-Atlantiques. Toyal, c'est cette entreprise japonaise implantée à Accous (Pyrénées Atlantiques) qui voulait investir à Lacq (aussi dans les Ppyrénées Atlantiques). Le député Jean Lassale avait alors mené une grève de la faim à l'Assemblée nationale pour obtenir de l'entreprise qu'elle agrandisse plutôt le site existant... et crée ainsi des emplois dans sa circonscription.

«C'est une connerie que d'envisager une extension de l'activité sur le site d'Accous», s'emporte Hervé Lelièvre, président de Toyal Europe dans une interview donnée de l'usine Nouvelle. «Coincé» par la grève de la faim du député Jean Lassale l'an dernier, le groupe avait signé un protocole le 14 avril 2006 sous l'égide du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy.

«Toyal renonce à acheter des terrains à Lacq et réalisera à Accous les investissements prévus», stipule le texte aujourd'hui dénoncé. L'Etat doit aussi, selon ce texte, prendre en charge 90% du surcoût lié à l'implantation à Accous.

Hervé Lelièvre est «prêt à aller en justice» pour obtenir gain de cause, affirmant que son entreprise «perd 100.000 euros par mois du fait de la non-extension de l'usine sur le site de Lacq». Interrogé sur le lieu d'extension souhaité par Toyal, son PDG dit l'envisager «évidemment ailleurs qu'à Accous, et pas forcément en France».