Le chauffard plaide l'accident

MULHOUSE Avec sa voiture, il a percuté samedi...

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Suite au drame samedi de la voiture folle dans le Haut-Rhin, faisant un mort et seize blessés, Nicolas Sarkozy a demandé que "des sanctions exemplaires soient prises à l'encontre des auteurs de cet acte insensé et irresponsable", selon un communiqué diffusé par l'Elysée.

Une information judiciaire sera ouverte dimanche, a annoncé samedi le Parquet de Colmar.

Selon le substitut du procureur de Colmar, Michel Gueller, "on s'oriente vers l'ouverture d'une information judiciaire de nature peut-être criminelle" à l'encontre du chauffard présumé, un Mulhousien de 24 ans.
Placé en garde à vue, il devrait être présenté dimanche au Parquet. La qualification de l'information judiciaire dépendra du résultat de l'enquête préliminaire.

L'ébrieté de l'automobiliste incriminée

Les premiers éléments de l'enquête conduisent à une "hypothèse d'un acte volontaire pour des raisons qui restent à déterminer", a ajouté M. Gueller, qui précise que le conducteur du véhicule était "en état d'ébriété": il avait un taux de 0,86g d'alcool dans le sang, trois heures après son interpellation.

Les enquêteurs n'excluent pas qu'il ait été sous l'emprise d'autres substances. Des analyses toxicologiques sont en cours.

La défense

Lors de premières auditions, l'auteur présumé a avancé une thèse "accidentelle" qui présente des "divergences" avec les versions présentées par son passager et par les témoignages recueillis sur place par les enquêteurs, selon le Parquet.

Le substitut n'exclut pas qu'il y ait eu des coups portés sur le véhicule, voire un jet de pierre, avant le drame.

Selon les gendarmes, le chauffard présumé avait tenté de prendre la fuite mais avait été interpellé peu après le drame avec son passager âgé de 18 ans, à quelques kilomètres de Berrwiller. Egalement placé en garde à vue, le passager, qui aurait "a priori joué un rôle modérateur" selon M. Gueller, a été remis en liberté dans la journée samedi.