Noirmoutier bien dans ses cabines

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Les insulaires et les estivants qui s'apprêtent à rejoindre Noirmoutier (Vendée) sont inquiets. Ils craignent de voir disparaître les célèbres cabines de plage de l'île, menacées par un décret du 25 mai 2006 qui renforce la loi littoral. Pour respecter cette législation, ces 280 cabines en bois blanc, de quatre mètres carrés, ornées d'un toit de tôle, ne doivent pas occuper plus de 20 % de l'espace sur les plages, être accessibles à tous, et être démontées au moins quatre mois par an.

Impossible, selon l'association des Amis de l'île de Noirmoutier et selon la mairie. « Le démontage serait fatal aux cabines», assure René Vivier, directeur général des services de la commune de Noirmoutier-en-l'Ile, qui veut à tout prix préserver ces symboles de l'activité balnéaire. Elisabeth, allongée devant une cabine, récemment rénovée par l'une de ses cinq soeurs, et qui fait le bonheur de toute la famille, renchérit : « C'est tout le charme des plages de Noirmoutier, explique-t-elle, je ne conçois pas me promener l'hiver sur les plages sans voir les cabines. »

Ces cabines, dont les baux sont repris de génération en génération, sont prisées des habitants comme des habitués de l'île, souvent originaires de la région parisienne. Leur location ne coûte que que 200 € par an. Le préfet de la Vendée se dit « prêt à examiner avec bienveillance la possibilité de tolérer » le maintien des cabines de plage hors saison, mais « sous réserve » du respect entier de la réglementation.