Chirac a rendez-vous avec les juges

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Les ennuis judiciaires de Jacques Chirac se précisent. Son avocat Jean Veil a confié sur Europe 1 hier que l'ancien président sera entendu « avant le 15 septembre » comme témoin assisté, à Nanterre, dans l'affaire des emplois fictifs du RPR. L'ancien président de la République est cité dans cinq autres affaires, mais il a déjà fait comprendre qu'il n'était prêt à témoigner que dans quatre dossiers.

Me Veil affirme avoir reçu lundi une copie du dossier des emplois fictifs du RPR. Cette affaire instruite à Nanterre vise des faits qui se sont déroulés quand Chirac était maire de Paris et président du RPR. En 2002, son cas personnel avait été disjoint et restait en attente dans le cabinet du juge Philibeaux. Deux ans plus tard, le reste du dossier s'était soldé notamment par la condamnation d'Alain Juppé. Autre signe de la fin d'une parenthèse judiciaire longue de douze ans, la Cour de cassation a validé hier l'enquête sur les chargés de mission de la Ville de Paris, le dossier le plus ancien auquel l'ancien chef d'Etat est mêlé. En rejetant hier les pourvois de plusieurs mis en examen dans l'affaire des chargés de mission, la justice accélère le processus. Le 15 mai dernier, la juge d'instruction Xavière Siméoni n'avait pas hésité à convoquer Alain Juppé, qui trois jours plus tard était nommé n° 2 du gouvernement. Ces deux dossiers constituent officiellement les casseroles les plus gênantes pour Jacques Chirac depuis la fin de son immunité le 16 juin dernier. Néanmoins, l'intéressé a signifié vendredi aux juges instruisant l'affaire Clearstream qu'il ne pouvait témoigner (voir ci-dessous). Ce qui laisse supposer qu'il pourrait être inquiété à la suite des auditions du général Rondot. L'excuse d'agissements dans l'exercice de ses fonctions est également avancée dans l'affaire de la mort du juge Borrel. Enfin, la succession de convocations pourrait être prolongée si Jacques Chirac venait à être entendu dans le cadre des instructions sur la gestion de la compagnie Euralair et sur le financement présumé du RPR via l'ancienne imprimerie de la Mairie de Paris.