A l'UMP, il n'y aura pas de calife à la place de Sarkozy

PARTI Le poste de président du parti est remplacé par une direction collégiale...

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Le bureau politique de l'UMP devait approuver lors d'une réunion lundi soir le principe d'une nouvelle direction collégiale menée par Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin, après des semaines de rivalités internes nées de l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Le bureau politique de l'UMP devait approuver lors d'une réunion lundi soir le principe d'une nouvelle direction collégiale menée par Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin, après des semaines de rivalités internes nées de l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Nicolas Sarkozy n’aura pas de rival au sein de l’UMP. Le bureau politique du parti a en effet décidé lundi de remplacer le poste de président du parti par une direction collégiale, qui devrait être menée par Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin.
    
Les changements seront soumis à un conseil national le 7 juillet puis à un congrès des militants à l'automne, a précisé à l'issue de la réunion du bureau politique Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP, et c'est seulement une fois que ces changements auront été entérinés que les nouveaux responsables seront désignés. «Nicolas Sarkozy ayant été élu, le bureau politique a décidé qu'il n'y aurait plus de président», a-t-il souligné.

Patrick Devedjian soutient Jean-Pierre Raffarin qui soutient Patrick Devedjian
    
La nouvelle direction sera composée de deux équipes de trois personnes, l'une composée de trois vice-présidents animant le conseil national («parlement» du parti), l'autre chargée de l'exécutif autour d'un secrétaire général.
    
Après des semaines de rivalités internes, Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, et Jean-Pierre Raffarin, ont chacun indiqué qu'ils soutiendraient la candidature de l'autre pour diriger un de ces «trios». Le président du conseil général des Hauts-de-Seine a ainis déclaré qu'il soutenait l'ancien Premier ministre «pour le poste de premier vice-président» lequel a indiqué en retour soutenir l’ancien ministre de l’Industrie «pour le poste de secrétaire général».