Jean-Marc Ayrault se succède à lui-même

ASSEMBLEE NATIONALE Il est réélu à la tête de la présidence du groupe socialiste...

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Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a demandé mardi au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy de démissionner, s'il était en désaccord avec le gouvernement sur le contrat première embauche (CPE).
Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a demandé mardi au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy de démissionner, s'il était en désaccord avec le gouvernement sur le contrat première embauche (CPE). — Jacques Demarthon AFP/Archives
Jean-Marc Ayrault se succède à lui-même à la présidence du groupe socialiste de l'Assemblée nationale. Les trois autres candidats - le fabiusien Philippe Martin, le jospiniste Jean Glavany et Arnaud Montebourg - qui restaient en lice après le premier tour se sont retirés.

Le député-maire de Nantes avait recueilli au premier tour 78 voix, Philippe Martin, 38 voix, Jean Glavany 33 voix et Arnaud Montebourg 30 voix.

Il fallait la majorité absolue soit 90 voix, pour 179 suffrages exprimés, pour être élu au premier tour. Un deuxième tour formel devait donc avoir lieu avec Jean-Marc Ayrault comme seul candidat. C'est le troisième mandat consécutif que le député-maire de Nantes obtient à la tête du groupe socialiste.

Plein de projets pour le président de groupe réélu


Dans son intervention devant les députés socialistes, Jean-Marc Ayrault a assuré qu'il aurait «la capacité» d'entraîner les socialistes «collectivement vers un grand projet de rénovation». Il a avancé des propositions de réforme du groupe et proposé la création d'un poste de porte-parole du groupe ainsi qu’une «commission de prospective» de 12 membres pour préparer en amont les dossiers qui viendront à l'ordre du jour de l'Assemblée.
    
Les vice-présidents, au nombre de 15, verront «leurs compétences élargies et auront la responsabilité de suivre un département ministériel». Ils seront désignés comme les représentants du groupe au Bureau de l'Assemblée en respectant la parité hommes-femmes.
    
Il entend également «faire sortir le travail parlementaire hors des murs de l'Assemblée» en organisant chaque semestre un forum débat sur un grand sujet de société et en intensifiant les relations avec les groupes socialistes des parlements européens pour déboucher sur «des Etats Généraux des parlementaires socialistes et sociaux-démocrates».