L'Unef se réjouit du report de l'examen de la réforme des universités

EDUCATION Nicolas Sarkozy souhaite voir les principales parties prenantes à la réforme avant de présenter le texte au Conseil d'Etat....

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Un report et la satisfaction des syndicats. La réforme sur l'autonomie des universités ne sera pas à l'ordre du jour du Conseil des ministres de mercredi, a déclaré Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la Conférence des présidents d'université, lundi, à l'issue d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.

«Voir les principales parties prenantes»

Le projet de loi sera examiné «vraisemblablement mercredi prochain» (4 juillet) en Conseil des ministres, a précisé David Martinon, porte-parole de l'Elysée, en expliquant que «le président de la République souhaitait voir les principales parties prenantes à la réforme» et «en tirer les conclusions» avant de présenter le texte au Conseil d'Etat.

Nicolas Sarkozy, accompagné du Premier ministre François Fillon et de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, reçoit lundi et mardi les représentants d'une communauté universitaire qui se cabre contre ce projet de loi.

Elle dénonce notamment la volonté de l'exécutif d'imposer au pas de charge une réforme qu'elle conteste sur le fond.

Au tour des étudiants

Après le bureau de la Conférence des présidents d'université, lundi, ce sera au tour des organisations syndicales de l'Enseignement supérieur puis des étudiants d'être reçues mardi à l'Elysée.

«Prendre la mesure de l'impasse du gouvernement»

Le syndicat étudiant Unef, qui a mené en 2006 le mouvement contre le CPE, a immédiatement analysé «ce premier desserrement de calendrier» comme un signe que le gouvernement avait «pris la mesure de l'impasse dans laquelle il s'engageait». «Le report de l'examen de ce texte doit immédiatement se traduire par la réouverture de réelles discussions permettant de revenir sur un texte bâclé dans ses grandes orientations et profondément dogmatique», a commenté le syndicat. «On ne peut pas dire sur quels points le texte va bouger mais on a eu un vrai sentiment d'écoute, d'échange sur le fonctionnement des universités», a déclaré Michel Lussault, troisième vice-président de la CPU.
CHERCHEURS - De leur côté, les chercheurs des Etablissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), tels que le CNRS ou l'Inserm, «resteront sous la pleine autorité» de leur organisme, ont affirmé lundi dans un communiqué les responsables du CNRS. «La présidente (Catherine Bréchignac) et le directeur général (Arnold Migus) du CNRS ont contacté le ministère de la recherche au plus haut niveau» et «ont eu confirmation que les chercheurs des EPST resteront les employés de leur organisme sous la pleine autorité du Directeur général de l'organisme», ont-ils précisé. Le Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS) s'est immédiatement «félicité» de ce texte, estimant que «la question du transfert des chercheurs vers l'Université est momentanément clarifiée».