Un second porte-avions, «a priori»

D'après AFP

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Flanqué d'une escorte navale et aéroportée, dont un navire de la Royal Navy, le porte-avions Charles-de-Gaulle a pris la mer vendredi pour une mission d'un peu plus de trois mois au Moyen-Orient et dans l'océan Indien, dans le cadre des opérations biennales franco-britanniques.
Flanqué d'une escorte navale et aéroportée, dont un navire de la Royal Navy, le porte-avions Charles-de-Gaulle a pris la mer vendredi pour une mission d'un peu plus de trois mois au Moyen-Orient et dans l'océan Indien, dans le cadre des opérations biennales franco-britanniques. — Eric Estrade AFP

Hervé Morin aimerait bien confirmer l’information, mais le ministre de la Défense ne semble pas être le principal décideur sur ce dossier. «A priori», la France aura un second porte-avions. «C'est, disons, acté.»

«C'est la volonté du président de la République»

«Si on est cohérents avec nous-mêmes, dès lors qu'on a décidé de maintenir un groupe aéronaval et d'avoir une capacité de projection de puissance sur la mer à tout moment, il faut un second porte-avions, c'est la volonté du président de la République.»

Mercredi dernier, Hervé Morin avait indiqué que le président Nicolas Sarkozy procéderait à une opération vérité sur «la totalité des problématiques budgétaires» avant de décider «définitivement» de construire ou non un deuxième porte-avions.

«Evidence opérationnelle et politique»

Samedi, Nicolas Sarkozy avait demandé une «remise à plat» des programmes militaires français, y compris ceux déjà engagés, avant la prochaine loi de programmation militaire. Il avait également prôné une rationalisation des programmes d'armements européens.

Au cours de la campagne électorale, Nicolas Sarkozy s'était initialement montré plutôt tiède sur le projet de second porte-avions, avant de le qualifier «d'évidence opérationnelle et politique».

Indisponible

Le «Charles-de-Gaulle», unique porte-avions de la marine française, doit subir, à compter du 31 juillet, une lourde opération de maintenance marquée par le changement du combustible de ses deux réacteurs nucléaires.

Celle-ci se traduira par dix-huit mois d'indisponibilité, situation qui doit se représenter de nouveau en 2015, date à laquelle un second porte-avions permettrait d'assurer, s'il est construit, la «permanence» à la mer du groupe aéronaval français.