Sarkozy reprend le dossier de l’autonomie des universités

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Nicolas Sarkozy reçoit deux jours durant, lundi et mardi, les représentants d'une communauté universitaire qui se cabre contre le projet de loi sur l'autonomie des universités, dénonçant la volonté de l'exécutif d'imposer au pas de charge une réforme qu'elle conteste sur le fond.
Nicolas Sarkozy reçoit deux jours durant, lundi et mardi, les représentants d'une communauté universitaire qui se cabre contre le projet de loi sur l'autonomie des universités, dénonçant la volonté de l'exécutif d'imposer au pas de charge une réforme qu'elle conteste sur le fond. — Jacques Demarthon AFP/arch.

Il reprend la main. Nicolas Sarkozy doit rencontrer la communauté universitaire lundi et mardi, pour discuter du projet de loi sur l'autonomie des universités. Le Président entend ainsi désamorcer la crise après «le rejet massif» des syndicats étudiants en fin de semaine.

Projet présenté mercredi en Conseil des ministres

Accompagné du Premier ministre et de la ministre de l'Enseignement supérieur, il rencontrera lundi après-midi les présidents d'université. Mardi, ce sera au tour des fédérations de personnels et d'enseignants chercheurs puis au tour des organisations étudiantes.

Il y a urgence car le projet de réforme sera présenté mercredi en Conseil des ministres avant d'être examiné en juillet par le Parlement. La partie s'annonce pourtant difficile après qu’une partie des représentants du Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur de et de la recherche) a claqué la porte au bout de huit heures de discussions, vendredi.

Parmi les mesures controversées, l’introduction d'une sélection à l'entrée du master (quatrième année après le bac), la baisse de la proportion des étudiants dans les conseils d'administration, qui seront réduits de 60 à 20 membres, et l’autonomie à la carte des universités.

«Convaincre Nicolas Sarkozy»

«Les deux jours qui viennent seront fondamentaux», a résumé dimanche Bruno Julliard. «Nous n'y allons pas pour orchestrer une rupture, mais pour convaincre Nicolas Sarkozy qu'une réforme négociée est possible», a ajouté le président des étudiants de l'Unef et leader du mouvement contre le CPE.