Bockel : à droite non plus, certains ne se réjouissent pas

POLITIQUE Deux élus UMP alsaciens s'opposent à la nomination du sénateur socialiste dans le gouvernement...

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Jean-Marie Bockel, sénateur-maire PS de Mulhouse, a estimé vendredi qu'"il fallait au minimum laisser la porte ouverte" à un dialogue avec le président de l'UDF François Bayrou, qui "a franchi le Rubicon" en votant la censure contre le gouvernement Villepin.
Jean-Marie Bockel, sénateur-maire PS de Mulhouse, a estimé vendredi qu'"il fallait au minimum laisser la porte ouverte" à un dialogue avec le président de l'UDF François Bayrou, qui "a franchi le Rubicon" en votant la censure contre le gouvernement Villepin. — Eric Feferberg AFP/Archives

Plus inattendu que les réactions indignées au sein du PS, l’arrivée de Jean-Marie Bockel n’est pas forcément très bien digérée à droite non plus. Ainsi, la députée mulhousienne UMP Arlette Grosskost l’a qualifiée elle aussi de «trahison». Mais pour l'Alsace, «une région très bleue et acquise dès le départ à Nicolas Sarkozy dans le Haut-Rhin». Pour protester, elle a annoncé pas moins que son retrait du groupe UMP à l'Assemblée nationale. «Je resterai dans le groupe des apparentés UMP tant que Jean-Marie Bockel sera dans le gouvernement», a-t-elle précisé.
 
Même appréciation chez le député UMP du Haut-Rhin, Jean-Luc Reitzer, qui a déclaré que la nomination au gouvernement du député-maire socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel est «difficile à encaisser» pour les électeurs de droite. «Je ne peux pas faire comprendre à mon électorat ce qui se passe. Mes électeurs n'ont pas voté Bockel et ils sont choqués».