Borloo pas rejeté par les associations écologistes

Alexandre Sulzer

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Les associations écologistes accueillent plutôt bien la nomination de Jean-Louis Borloo au poste de ministre d’Etat à l’Ecologie. «C’est tout à fait positif», affirme Daniel Richard, président de WWF France qui qualifie le nouveau numéro deux du gouvernement d’«homme dynamique qui fait avancer les dossiers». Même satisfecit accordée à la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, que Daniel Richard qualifie d’«investie dans les questions environnementales». «De toute façon, précise-t-il, ce n’est pas tant la compétence technique du ministre qui compte mais sa puissance politique et sa capacité à imposer des arbitrages interministériels».
 
Alain Juppé pas regretté
 
«Jusqu’alors, l’Environnement était un ministère croupion», confirme à 20minutes.fr Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace, qui se félicite que le super-ministère taillé sur mesure pour Alain Juppé n’ait pas été démantelé.
 
Celui qui dit vouloir «juger Borloo sur ses actes» ne semble pas regretter Alain Juppé «dont aucune décision ne peut être porté à son crédit». «Il a systématiquement accepté les positions pro-OGM de Christine Lagarde», fait-il valoir. «Jean-Louis Borloo est plus pragmatique, il est moins ancré dans la culture de l’Etat français qui cogère ses secteurs industriels avec les lobbies», semble se réjouir le militant écologiste.
 
Co-fondateur de Génération Ecologie
 
«Il a indéniablement des compétences sur l’environnement, reconnaît, de son côté, Anne Bringault, directrice des «Amis de la Terre», l’une des associations associées au «Grenelle de l’Environnement» impulsé par Nicolas Sarkozy. «Il a co-fondé Génération Ecologie en 1991, rappelle celle qui a déjà rencontré le nouveau ministre dans le cadre d’un plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre dans le logement. Mais, note-t-elle toutefois, «devenir le numéro deux du gouvernement devrait être perçu comme une promotion. Or, on présente cette nomination comme une sanction. Cela m’inquiète».