Jean-Louis Borloo : «Pour moi, c’est une promotion»

GOUVERNEMENT Sa nomination à l'Ecologie, à la place d'Alain Juppé, se précise...

A.S

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Jean-Louis Borloo le 6 mai 2007 à Paris
Jean-Louis Borloo le 6 mai 2007 à Paris — Joël Saget AFP/Archives

Jean-Louis Borloo bien parti pour remplacer Alain Juppé à la tête du ministère de l'Ecologie. «Une offre comme cela, cela ne se refuse pas», a déclaré l’actuel ministre de l’Economie dans une interview au «Parisien/Aujourd’hui en France». «Un poste de numéro 2 du gouvernement, le président de la République sait ce que cela veut dire puisqu'il l'a lui-même été. Pour moi, c'est une promotion», se réjouit celui qui a été reçu lundi pendant une demi-heure à l'Elysée.

Interrogé sur Canal+, Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, a d’ailleurs jugé que l’ancien maire de Valenciennes était «capable» d'occuper ce poste, s'étant «toujours intéressé à l'écologie». «Il a cinq ans d'expérience gouvernementale tout de même, ce n'est pas rien».

Selon les rumeurs, c'est Christine Lagarde (aujourd'hui à l'Agriculture) qui remplacerait Jean-Louis Borloo à Bercy (Jean-François Copé serait aussi sur les rangs). Elle serait alors elle-même remplacé par le centriste rallié à la majorité présidentielle, Maurice Leroy, qui avait raté le train de Fillon 1.

Un gouvernement d'ouverture


Le gouvernement Fillon 2 devrait être annoncé ce mardi, deux jours après les élections législatives. L'arrivée d'une demi-douzaine de secrétaires d'Etat est attendue. Les noms des centristes ralliés à l'UMP André Santini, Nicolas Perruchot, Valérie Létard ont été cités, comme ceux des UMP Alain Marleix, Hervé Novelli (pour le Commerce extérieur), Luc Chatel, Nathalie Kociusko-Morizet (pour l'Environnement) ou Rama Yadé, trentenaire d'origine sénégalaise (pour la Francophonie).

A gauche, le nom de Jean-Marie Bockel, sénateur-maire de Mulhouse, a été également avancé.