Pipolisation ou besoin de transparence?

ROYAL/HOLLANDE L'annonce de la séparation du couple suscite la polémique...

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C’est désormais officiel, François Hollande et Ségolène Royal ne sont plus en couple. L’annonce faite dimanche soir, en pleine soirée électorale, a déplu à de nombreux socialistes, lui reprochant de «polluer» le résultat des élections. «Ce que je regrette, c'est qu'actuellement ça impacte la politique, a dit le socialiste Claude Bartelone. Ca l'était déjà pendant la campagne. On voyait bien que le manque de communication, quelquefois, entre Ségolène Royal et François Hollande posait des problèmes politiques, on le sentait, il y avait une gêne. C'était le triangle des Bermudes des socialistes».

Pourquoi avoir rendu la rupture publique à ce moment-là?

«C’est un besoin de vérité, de clarté, de transparence», a-t-elle expliqué sur France Inter ce lundi matin.

«Les responsables politiques n’ont jamais été de purs esprits. Ils ont été obligés d’annoncer leur séparation, dit Raphaëlle Bacqué, journaliste au «Monde», l’une des premières à avoir brisé le silence sur les dissensions du couple dans un livre co-écrit avec Ariane Chemin, «La Femme Fatale» (éd. Albin Michel). Des révélations qui lui ont d’ailleurs valu une plainte pour «atteinte à la vie privée».

La séparation allait être officialisée dans un autre livre attendu mercredi et intitulé «Les Coulisses d'une défaite» (éd. L'Archipel), de Thierry Masure et Christine Courcol, deux journalistes de l'Agence France Presse.

Vie privée et politique, un mélange détonnant

Le duo que formaient le premier secrétaire du PS et la candidate socialiste à l’élection présidentielle était une alliance privée inédite. On a eu beau guetter le moindre signe de complicité entre l’un à l’autre pendant la campagne électorale, la récolte fut maigre: une bise de Ségolène sur la joue de son conjoint à Limoges, lors d’un meeting le 29 mars dernier.

Mais nombreux sont ceux que cette histoire a touché voire ému, véhiculant le mythe que l’«on pouvait être à deux» à ce niveau de responsabilités, a déclaré Roselyne Bachelot, ministre UMP du gouvernement Fillon. «Excusez mes propos de midinette, mais je suis triste, il y a beaucoup de chagrin dans cet entretien (celui de Ségolène Royal diffusé sur France Inter ce lundi matin, ndlr)», a-t-elle ajouté en reprenant à ce propos une citation de Madame de Staël: «la gloire (politique pour une femme) est le deuil éclatant de son bonheur».

Et vous, qu'en pensez-vous?