«Je saisirai le Conseil constitutionnel pour invalider l’élection»

Recueilli par Alexandre Sulzer

— 

Sylvie Noachovitch, candidate UMP dans la circonscription de Dominique Strauss-Kahn, a été agressée vendredi matin sur un marché de Sarcelles (Val d'Oise) par un homme qui l'a prise par le cou et l'a frappée à l'oreille.
Sylvie Noachovitch, candidate UMP dans la circonscription de Dominique Strauss-Kahn, a été agressée vendredi matin sur un marché de Sarcelles (Val d'Oise) par un homme qui l'a prise par le cou et l'a frappée à l'oreille. — Dominique Faget AFP/Archives
Sylvie Noachovitch, rivale malheureuse de Dominique Strauss-Kahn à Sarcelles, nous répond…

Vous avez perdu contre votre rival socialiste Dominique Strauss-Kahn dans la 8ème circonscription du Val-d’Oise. Comment expliquez-vous votre défaite?


J’ai fait une campagne loyale, je me suis bien battue. Mais mon adversaire a photocopié l’article du «Canard enchaîné» qui me diffame et l’a diffusé à la sortie des mosquées. Mon agression sérieuse vendredi m’a immobilisée pendant deux jours et m’a empêchée de m’expliquer. J’ai des preuves pourtant que les propos que l’on me prête sont faux.

Lesquelles?

Le président du jury Monte-Christo a témoigné que je n’avais pas tenu ces propos. Et puis, je suis avocate pénaliste depuis 18 ans. Si j’étais aussi maladroite, les gens l’auraient noté depuis longtemps. Je maintiens ma plainte pour diffamation contre le «Canard enchaîné». Mon objectif maintenant, c’est de faire invalider le vote. Dès demain, je saisis le Conseil constitutionnel car les tracts diffusés incitaient à la haine à mon égard et doivent permettrent d’invalider le scrutin.

Continuerez-vous la politique?

Il faut que je prenne du recul. J’ai une image très haute, très majestueuse de la politique. Pas telle que je l’ai vécue. Les procédés de ceux qui m’ont menacé ou dit des choses genre «tu vas voir après l’élection…» - ne sont pas dignes d’une démocratie. Je suis dégoûtée par cela, la politique comme ça, ce n’est plus possible. Mais je continuerai.

Et la télévision?

Evidemment, je continue Les gens m’attendent pour les aider, vous savez.