Le portique de détection n'est pas l'arme absolue pour la sécurité

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La question de l'utilité des portiques de détection est relancée. Il y a à peine une semaine, le ministère de la Justice a décidé le « déblocage immédiat » de 20 millions d'euros pour la sécurisation des tribunaux, après l'agression au couteau d'un magistrat à Metz. Il s'agissait entre autres de fournir des portiques de détection de métaux aux tribunaux n'en disposant pas. Mais dans le cas de Laon, le tribunal disposait bel et bien d'un de ces outils. Selon le quotidien Le Monde, l'accusé est passé par le portique surveillé par deux policiers. Celui-ci aurait sonné mais le retraité aurait alors profité du brouhaha pour pénétrer dans l'enceinte du palais de justice.

« Cela ne fait que confirmer l'audit de sécurité et le plan de sécurisation des tribunaux que nous réclamons », estime l'Union syndicale des magistrats (USM). Le ministère de l'Intérieur a ordonné une « enquête administrative », et la Chancellerie a confié une autre enquête à l'inspecteur général des services judiciaires. Pour déterminer notamment comment l'arme a pu franchir le seuil de la cour d'assises.