Le boom du «happy slapping»

AGRESSION L'Education nationale en recense environ un cas par semaine…

avec AFP

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Le ministère de l'Education nationale a annoncé mardi qu'il recensait environ un cas par semaine de «happy slapping», nom donné aux agressions filmées par téléphone portable, dans les établissements scolaires ou à leurs abords. Ce chiffre concerne un recensement établi depuis l'arrivée du nouveau cabinet du ministre de l'Education.
 
Trois types d’agressions
 
«Il y a trois types d'agression à travers ces happy slappings», a précisé le ministère, ajoutant que «les cas les plus nombreux sont les moins graves». Le ministère a classé les agressions allant du moins grave au plus grave : une claque sur la tête par exemple, une bagarre filmée mais non préméditée et l'agression filmée «organisée». Le ministère a néanmoins confié qu'il avait repéré des cas de films réalisés à l'aide d'un portable échangés par des élèves et montrant des agressions sexuelles.
 
Ce chiffre est rendu public alors que le tribunal correctionnel de Versailles juge mardi un lycéen âgé de 19 ans soupçonné d'avoir filmé avec son téléphone portable l'agression d'une enseignante à Porcheville (Yvelines) le 24 avril 2006, l'auteur des violences ayant déjà été condamné à un an de prison ferme.