«Il reste une possibilité d’avoir une véritable opposition et il faut la saisir»

Propos recueillis par Catherine Fournier

— 

Joël Saget AFP/Archives
Pierre Moscovici, (PS), en ballotage dans la 4e circonscription du Doubs avec 35,06% face à la candidate UMP Irène Tharin (41,35%)
 
Etes-vous confiant pour le second tour?

C’est un ballottage compliqué face à une candidate qui n’a pas su convaincre sur le terrain mais qui me devance dans un contexte d’avantage donné à la majorité présidentielle. Je suis toutefois le seul candidat de la circonscription à progresser et j’ai gagné 8 points par rapport à Ségolène Royal au 1er tour de la présidentielle.
 
Comment l’expliquez-vous?


J’ai mené une campagne effrénée et mon travail sur le terrain est récompensé. Maintenant, je compte sur le report libre des voix et sur un sursaut des abstentionnistes. Il y a une réserve d’électeurs de gauche parmi ceux qui ne se sont pas déplacés ce dimanche.
 
Quel message allez-vous leur adresser pendant l’entre-deux tours?

Que ce n’est pas une élection sans enjeu. Il reste une possibilité d’avoir une véritable opposition et il faut la saisir. Sinon, ce serait une démocratie complètement tronquée.