«C’est une petite fessée donnée au Parti socialiste»

Propos recueillis par Catherine Fournier

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Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports
Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports — Matignon/David Mendiboure
Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, réélu dans la 4ème circonscription de Charente-Maritime avec 51,73% des voix

Vous attendiez-vous à cette victoire?

Pas nécessairement. J’ai été élu à quatre reprises dans cette circonscription mais c’est la première fois que je passe dès le premier tour. En 2002, je n’avais obtenu que 47% des voix.

Y voyez-vous un signe en faveur de la majorité présidentielle?


Oui. J’y vois un signe pro-Sarkozy très clair, avec une adhésion à son programme et à son gouvernement. Mais c’est aussi une reconnaissance du travail que j’ai accompli sur le terrain ainsi que lorsque j’étais ministre de l’Agriculture de 2004 à 2007.

Que répondez-vous à ceux qui critiquent le cumul des mandats ?

Qu’un élu national qui a un ancrage local est une très bonne chose pour la démocratie. Ceux qui critiquent le cumul des mandats n’ont souvent jamais été élus…

Et à ceux qui regrettent une majorité de droite trop écrasante à l’Assemblée?

Qu’une bonne opposition n’est pas une question de nombre mais de projet. L’important, c’est d’incarner quelque chose et ce n’est pas ce qu’a fait la gauche jusqu’à présent. Je pense d’ailleurs que le taux d’abstention sanctionne un PS qui n’a pas su être à la hauteur de la présidentielle. L’image d’une Ségolène Royal en train de faire un putsch pour prendre le pouvoir à François Hollande, ce n’est pas très valorisant. Je crois que les électeurs ont eu envie de donner une petite fessée au PS.