Pas d’embouteillages sur la carte scolaire

avec AFP

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Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a affirmé mercredi que l'ouverture du dispositif des dérogations à la carte scolaire ne provoquait «pas d'embouteillage» malgré des «difficultés à Paris».

Règles du jeu

«Nous avons mis en place un dispositif clair avec des règles du jeu. Les demandes arrivent et les difficultés principales sont surtout à Paris», capitale du contournement de la carte scolaire.
Pas moins de 47 % des collégiens et lycéens n’y fréquentent pas l'établissement de leur secteur.

«La question se pose dans les collèges et lycées des très grandes villes marquées par la diversité des quartiers», a fait valoir Xavier Darcos. «Ça ne se passe quasiment pas en milieu rural». «On devrait pouvoir donner satisfaction à quasiment tout le monde», a estimé le ministre rappelant que «dans la grande majorité des cas, les parents sont contents» de l'établissement de leur secteur.

Pour les lycées qui connaîtront des départs d'élèves, «nous maintiendrons les dotation et même les renforcerons pour instaurer une sorte de logique inversée», a affirmé Xavier Darcos. Ce maintien des budgets malgré des effectifs réduits ne devrait durer que jusqu'à la fin de la période de transition et la disparition de la carte scolaire à l'horizon de la rentrée 2010. «Après, on fera des rentrées normales» avec des budgets calqués sur le nombre d'élèves scolarisés, a ajouté le ministre.

«Futures Rachida Dati»


Interrogé sur un écrémage possible des lycées de banlieue qui perdraient leurs meilleurs éléments, le ministre a clairement dit «privilégier les élèves aux établissements». «Au nom de quoi refuserais-je à une jeune fille la possibilité de sortir de son quartier alors qu'elle veut travailler ? Car ce sont souvent des jeunes filles maghrébines» qui veulent changer d'établissement, a indiqué Xavier Darcos, les qualifiant même de «futures Rachida Dati».