Front syndical pour demander un « plan d'urgence »

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Juges et flics sur la même longueur d'onde. Les syndicats de magistrats et de policiers ont condamné hier l'agression de Metz, exhortant à une meilleure sécurité dans les tribunaux.

Les membres du Conseil supérieur de la magistrature ont exprimé leur « entière solidarité » aux magistrats du tribunal de Metz. L'Union syndicale des magistrats a réclamé un « plan d'urgence », estimant que « les agressions répétées sont révélatrices de la situation de la justice en France ». Un rapport avait évalué à 13 500 le nombre d'incidents en 2003 dans les 180 tribunaux de France. Plus radical, Alliance, second syndicat de gardiens de la paix, jugé proche de Nicolas Sarkozy, a demandé l'instauration de « peines planchers » pour les « agresseurs des agents de l'Etat ». L'Unsa-Police, elle, a simplement invité à ce que « des mesures concrètes et rapides soient prises ».

précédent En septembre 2005, une femme s'était immolée avec un bidon d'essence dans le tribunal de Rouen, brûlant une greffière. Le garde des Sceaux de l'époque, Pascal Clément, avait assuré que la sécurité dans les tribunaux serait renforcée.