25.000 sans-papiers doivent être reconduits à la frontière en 2007

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Environ 150 personnes se sont rassemblées samedi place de la Bastille à Paris à l'appel de divers collectifs d'Ile-de-France pour demander la régularisation de tous les sans-papiers et interpeller les candidats à la présidentielle.
Environ 150 personnes se sont rassemblées samedi place de la Bastille à Paris à l'appel de divers collectifs d'Ile-de-France pour demander la régularisation de tous les sans-papiers et interpeller les candidats à la présidentielle. — Stéphane de Sakutin AFP

Les dossiers seront peut-être analysés au cas par cas mais le gouvernement maintient son objectif pour 2007 de «25.000 éloignements» de sans-papiers du territoire français. C’est ce qu’a confirmé jeudi le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, lors d’une cérémonie de naturalisation à la préfecture de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Devant une assemblée de 130 personnes installées dans le salon d'honneur de la préfecture, il a remis une vingtaine de décrets de naturalisation aux personnes qui en avaient fait la demande, depuis plusieurs années pour certaines.

Le ministre, qui a invité de nombreuses associations de défense des droits des étrangers à le rencontrer, a rappelé que «conformément aux souhaits» du gouvernement, «la lutte» contre l’immigration clandestine restera «une priorité absolue».

Des associations sur la défensive

La vingtaine d’associations et de partis politiques, dont le Cran, le Mrap, le PCF la LCR, le Gisti ou le Réseau Education sans frontières, ont réagi négativement. «L'invitation de Brice Hortefeux nous apparaît comme une entreprise de communication à quelques jours des élections législatives et qui fait l'impasse sur la réalité des politiques menées et leurs conséquences humaines tragiques», indique un communiqué commun.

Ces associations dénoncent «les restrictions annoncées des conditions du regroupement familial» et refusent, dans le programme de Nicolas Sarkozy, «l'assignation d'objectifs quantitatifs et utilitaristes à la politique française d'immigration. De tels objectifs sont incompatibles avec le droit de mener une vie familiale normale et le droit d'asile».

Les organisations signataires expriment par ailleurs «leur extrême répugnance à l'égard de l'apparition de l'identité nationale dans la dénomination du ministère entre autres chargé de l'immigration».