Darcos prêt à « mettre le paquet » sur les profs

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Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a livré hier, dans un entretien au journal Le Monde, plusieurs points de réflexion sur la situation morale et matérielle des enseignants et détaillé les modalités de la réforme de la carte scolaire.

· Les décrets Robien Contestés par l'ensemble des syndicats enseignants, les décrets Robien, du nom de l'ancien ministre de l'Education nationale, devraient pourtant être prochainement amendés par Nicolas Sarkozy. Les textes du 12 février 2007 prévoient, entre autres, l'allongement du temps de travail des profs sans contrepartie financière et leur donnent la possibilité (ou la contrainte) d'enseigner deux matières.

· La carte scolaire Xavier Darcos a indiqué qu'à la rentrée de septembre, seuls 10 % à 20 % des élèves ne seront plus soumis à la carte scolaire. Le ministre veut fixer des critères lisibles et mettre fin aux dérogations par relations. Il promet aussi que les établissements moins demandés conserveront quand même leurs moyens pédagogiques.

· Le salaire des profs Sans donner aucune précision, Xavier Darcos affirme vouloir « mettre le paquet sur la situation morale et matérielle » des profs. D'ici à la fin de l'automne, un livre vert rassemblera toutes les propositions. Au printemps 2008, un accord sur la redéfinition du métier d'enseignant sera négocié.

· Les effectifs Le décret Robien prévoit l'économie de 3 508 postes à la rentrée. Le nouveau ministre aborde le sujet avec des pincettes. Il souhaite des gains de productivité et avance le chiffre de 32 000 enseignants qui ne sont pas devant des élèves. Il pense que cette marge de manoeuvre importante mérite d'être examinée.

rendez-vous Le président de la République, Nicolas Sarkozy, doit recevoir séparément, le 11 juin prochain à l'Elysée, les syndicats d'enseignants et les principales fédérations de parents d'élèves, en compagnie de Xavier Darcos. La carte scolaire et les décrets Robien seront au coeur des discussions. Le plus gros syndicat des enseignants, le Snes-FSU, a annoncé lundi dans une lettre qu'il était prêt à se mobiliser si ces décrets n'étaient pas remis en cause.