Prison ferme au procès des «filières tchétchènes»

— 

La 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris examine à partir de lundi le dossier dit des "filières tchétchènes" dans lequel 26 islamistes présumés sont soupçonnés d'avoir préparé en 2001-2002 des attentats, notamment en France. En décembre 2002, les huit premiers suspects, sous surveillance de la DST (contre-espionnage) depuis plusieurs mois, avaient été arrêtés à La Courneuve et à Romainville (Seine-Saint-Denis).
La 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris examine à partir de lundi le dossier dit des "filières tchétchènes" dans lequel 26 islamistes présumés sont soupçonnés d'avoir préparé en 2001-2002 des attentats, notamment en France. En décembre 2002, les huit premiers suspects, sous surveillance de la DST (contre-espionnage) depuis plusieurs mois, avaient été arrêtés à La Courneuve et à Romainville (Seine-Saint-Denis). — Martin Bureau AFP/Archives

Le procès en appel des «filières tchétchènes» confirme ou alourdit les sanctions de la première instance. Douze peines de prison, de 3 mois avec sursis à dix ans ferme, et une relaxe ont ainsi été prononcées mardi par la 10e chambre de la cour d'appel de Paris contre quatorze personnes soupçonnées d'avoir préparé des attentats islamistes en France en 2001-2002.

Soupçonné d'avoir rencontré Oussama Ben Laden en Afghanistan, à l'automne 2000, Said Arif, 41 ans, a vu sa peine alourdie : condamné à neuf ans de prison ferme en première instance, le 14 juin 2006 devant le tribunal correctionnel de Paris, il a écopé en appel de dix ans d’emprisonnement, dont une peine de sûreté des deux tiers.

Nouredine Merabet, 32 ans, présenté comme le «financier» du groupe, a vu sa peine de neuf ans de prison ferme confirmée en appel.
La cour a également confirmé la relaxe de Saliha Benhamed, épouse d'un des prévenus. La seule clémence de la cour a été pour Mohamed Benhamed, qui écope de trois mois avec sursis contre dix-huit mois ferme en première instance, pour détention d'armes. Il a été relaxé des faits de terrorisme.

Tous les prévenus étaient accusés d'avoir, à des degrés divers, projeté en 2001-2002 des attentats contre la Tour Eiffel, un grand magasin du Forum des Halles, des commissariats ou des établissements abritant des intérêts israéliens.