Redevenu simple citoyen, l'ancien président va-t-il se ranger des affaires ?

©2007 20 minutes

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La cassette Méry, les emplois fictifs du RPR, les faux électeurs parisiens, les voyages payés en liquide... tout n'a été que « pschitt » et « abracadabrantesque », à croire le président Chirac.

Protégé par l'immunité liée à sa fonction, le chef de l'Etat a, depuis douze ans, échappé aux questions des juges. Reste à savoir si, parti de l'Elysée, il devra prochainement rendre des comptes. Trois dossiers le concernent particulièrement, qui traitent du financement occulte du RPR (emplois fictifs, passation de marchés publics, etc.) du temps où il était à la tête de la Mairie de Paris.

Des rumeurs ont couru, durant la campagne présidentielle, sur un accord secret entre Chirac et Sarkozy lui assurant l'amnistie. Une thèse démentie aussitôt par le camp sarkozyste. Mais Jacques Chirac pourrait s'octroyer une nouvelle protection. « Tout le monde pense que Bernadette Chirac va finir sénatrice de Corrèze. Et si c'était son mari ? », interroge un ancien proche du président. Chirac sénateur, avec l'immunité qui va avec ? A suivre.