Chasse aux oeufs géante et solidaire près de la Tour Eiffel

© 2015 AFP

— 

Chasse aux oeufs géante et solidaire organisée par le "Secours populaire" près de la Tour Eiffel, le 5 avril 2015
Chasse aux oeufs géante et solidaire organisée par le "Secours populaire" près de la Tour Eiffel, le 5 avril 2015 — MIGUEL MEDINA AFP

A l'ombre de la Tour Eiffel, les cloches sont passées: des familles venues de région parisienne, province et des touristes étrangers ont participé dimanche sur le Champ de Mars à Paris à l'une des 320 chasses aux oeufs organisées dans l'Hexagone par le Secours populaire.

Munis d'un «permis de chasse» moyennant quelques euros, les bambins partent dénicher les oeufs sous un soleil éclatant, les plus grands en mode «pêche à la ligne» sur la pelouse, les plus petits dans des cartons.

xEnsuite, ils échangent leur butin contre un goûter avec des oeufs en chocolat et des cadeaux. Ils peuvent aussi participer à des activités sportives ou des stands (maquillage, chamboule-tout, l'association de solidarité Copains du monde...).

Il faut trouver «trois oeufs», «marron, jaune et rouge», explique Axel, 4 ans et demi, venu avec ses parents de Limoges. C'est sa toute première chasse aux oeufs et «c'est bien». Pourquoi ? «Cho-co-lat!», résume-t-il avec gourmandise.

Djalil, 3 ans, Malik, 6 ans et Idriss, 11 ans, sont eux venus avec leur mère de la Porte d'Orléans. C'est leur première chasse aux oeufs hors de la maison.

En matinée, il y a eu plutôt des touristes étrangers, puis des familles de Paris et région parisienne, explique Dominique, bénévole au Secours populaire, s'attendant à ce que l'affluence culmine en début d'après-midi. D'après les habitués, il y avait déjà en fin de matinée plus de monde que l'année dernière, peut-être grâce à la météo, dit-elle.

«On espère attirer 10.000 personnes» et dépasser le record de collecte d'il y a deux ans à Paris de 24.000 euros, indique Nicolas Raynal, secrétaire départemental de la fédération de Paris.

«Face à la montée de la misère, de la pauvreté dans notre pays», le Secours populaire français «cherche tous les moyens pour témoigner de sa solidarité, à la fois recueillir des fonds, mais aussi faire des actes qui permettent aux gens en difficulté de connaître des jours meilleurs», explique son président, Julien Lauprêtre.