A Tolbiac, la contestation baisse d'un ton

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Les étudiants qui bloquaient la faculté parisienne de Tolbiac depuis mercredi pour protester contre les projets de réformes de l'université de Nicolas Sarkozy, ont voté hier la levée de ce blocage. Le matin, l'administration de l'université avait fermé les grilles de l'établissement à la suite d'une nuit d'occupation. Vers midi, deux groupes d'étudiants se sont réunis dans deux amphis différents : d'un côté, les partisans (environ quatre cents) du déblocage de la fac. De l'autre, une centaine de personnes prêtes à durcir le mouvement. Finalement, l'AG a tranché en votant la fin du blocus. Toutefois, hier soir, plusieurs centaines d'étudiants, réunis en AG à l'université Paris X-Nanterre (Hauts-de-Seine), ont voté le principe d'une manifestation à Paris le 16 mai.

Parallèlement, la justice a prononcé dans la nuit de mercredi à jeudi de nouvelles peines contre les auteurs de violences de dimanche. Des peines assez sévères avec un ou plusieurs mois de prison ferme dans quelques cas. Deux jeunes manifestants d'une vingtaine d'années ont été condamnés à quatre mois de prison ferme pour avoir lancé des pavés sur les forces de l'ordre place de la Bastille à Paris.

Quelque 1 200 véhicules ont été incendiés pendant ces trois nuits de heurts. Hier, la situation s'apaisait un peu partout en France malgré quelques incidents isolés. Ainsi, dans la nuit de mercredi à jeudi, une école de la commune d'Ingrandes (Vienne) a été endommagée par plusieurs départs de feu. La cantine a entièrement été détruite. Des slogans anti-Sarkozy ont été tagués sur plusieurs murs.