En souvenir de l'esclavage

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Une cérémonie toute en simplicité. C'est à 11 h 30, dans les jardins du Luxembourg, à Paris, que s'est déroulée hier la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Des centaines de personnes se pressaient autour des grilles du jardin, où le dispositif de sécurité déployé pour l'occasion était impressionnant.

La cérémonie a démarré par un extrait du chant La liberté des nègres, suivi de la lecture de poèmes par de jeunes écoliers. Le président de la République, Jacques Chirac, n'a pas prononcé d'allocution, mais a dévoilé une oeuvre du sculpteur Fabrice Hyber, en présence de Nicolas Sarkozy, des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, et de plusieurs ministres. La sculpture, intitulée « Le cri, l'écrit » a entièrement été réalisée en bronze et mesure plus de trois mètres de hauteur. Elle représente, par le biais de trois anneaux, les maillons d'une chaîne brisée. Cette oeuvre symbolise « le cri, marque de l'abolition de l'esclavage, un asservissement aboli par les textes, mais aussi la mise en garde contre l'esclavage moderne », explique son auteur.

Une atmosphère de recueillement a ensuite gagné l'assistance lorsque le musicien sénégalais Youssou N'Dour a interprété l'un de ses titres, New Africa. Parmi les invités, on comptait de nombreux journalistes, l'écrivain Maryse Condé, mais aussi les footballeurs Basile Boli et Lilian Thuram, qui a déclaré être prêt à discuter du travail de mémoire avec le nouveau président. La cérémonie s'est achevée au bout d'une demi-heure, par un bain de foule du président Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.