Chômage: une majorité de Français ne prévoit pas de baisse avant 2017

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Avec les droits rechargeables entrés en vigueur au 1er octobre, lorsqu'un salarié perd son emploi, il doit épuiser ses anciens droits à indemnisation, s'il lui en reste, avant d'obtenir ses nouveaux droits
Avec les droits rechargeables entrés en vigueur au 1er octobre, lorsqu'un salarié perd son emploi, il doit épuiser ses anciens droits à indemnisation, s'il lui en reste, avant d'obtenir ses nouveaux droits — Philippe Huguen AFP

Plus de deux Français sur trois, 69%, ne prévoient pas de baisse du taux de chômage avant 2017, selon un baromètre OpinionWay pour Axys Consultants–Le Figaro–BFM Business, publié jeudi.

30% des sondés en revanche tablent sur un recul: 6% le prévoient en 2015, 14% en 2016 et 10% en 2017.

Les sympathisants du PS sont les plus optimistes: à 60% ils tablent sur une baisse d'ici la fin du quinquennat, une hypothèse que ne retiennent que 24% des proches de l'UMP et seulement 10% de ceux du FN.

Parmi ceux qui prévoient une baisse, 71% la jugent liée avant tout à une reprise internationale et 29% à l'action du gouvernement.

Parmi les mesures jugées efficaces pour réduire le chômage, 73% évoquent une baisse des charges des entreprises, 60% un assouplissement des accords de maintien dans l'emploi, 49% une baisse du montant et de la durée d'indemnisation du chômage, 39% une facilitation des licenciements individuels et 25% une réduction du temps de travail (à 32 heures par semaine).

Par proximité partisane, la baisse des charges semble efficace pour 91% des sympathisants UMP, 78% de ceux du FN et 68% de ceux du PS. La baisse des indemnisations est citée par 65% des proches de l'UMP, 51% de ceux du FN et 41% du PS.

Moins d'un salarié du privé sur deux (45%) est favorable à une baisse du montant et de la durée des allocations, et seulement 12% des chômeurs. En revanche, les salariés du public et les retraités, non concernés par cette mesure, y sont favorables à respectivement 49% et 62%.

Par ailleurs, 71% des personnes interrogées sont favorables à une dégressivité des allocations chômage et 57% à un contrat de travail unique.

Enquête réalisée les 18 et 19 mars auprès de 1.004 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.