Premières condamnations après les échauffourées

C.F. avec AFP

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Les banlieues déshéritées de la région parisienne accusaient le coup lundi après l'élection de Nicolas Sarkozy, mais la victoire de l'ex-ministre de l'Intérieur, partisan d'une immigration "maîtrisée" et du retour à l'ordre, n'a pas entraîné de flambée de violence.
Les banlieues déshéritées de la région parisienne accusaient le coup lundi après l'élection de Nicolas Sarkozy, mais la victoire de l'ex-ministre de l'Intérieur, partisan d'une immigration "maîtrisée" et du retour à l'ordre, n'a pas entraîné de flambée de violence. — François Guillot AFP

Les condamnations après les échauffourées du second tour, dimanche soir, commencent à tomber. Jugés en comparution immédiate, plusieurs jeunes ont été condamnés à de la prison ferme.

120 heures de travaux d'intérêt général

A Lyon, quatre personnes, «essentiellement des jeunes majeurs», ont été jugées lundi pour des violences sur policiers et des dégradations. Deux d’entre elles ont été condamnés à des peines de neuf mois et six mois de prison, dont trois mois avec sursis, avec une mise à l'épreuve. Les autres ont été condamnés à 120 heures de travaux d'intérêt général. Une dizaine de jeunes, arrêtés pour leur part dans le cadre de la manifestation de lundi soir, doivent à leur tour être jugés en comparution immédiate mardi. Environ 300 personnes se sont rassemblées devant le Nouveau palais de justice de Lyon (3e) pour les soutenir et demander leur libération.

A Rennes, quatre jeunes majeurs, également jugés lundi après-midi en comparution immédiate, ont été condamnés à deux mois de prison ferme pour l'un et de 105 à 140 heures de travail d'intérêt général (TIG) pour les autres. Le jeune condamné à la peine la plus lourde, âgé de 20 ans, était accusé de jets de canettes et de bouteilles, qui n'avaient cependant pas fait de blessé. Il avait auparavant été condamné à de nombreuses reprises, pour vols notamment.

Quatre mois ferme pour avoir incendié des poubelles

A Béziers, un jeune homme de 18 ans a été condamné lundi à quatre mois de prison ferme et écroué pour avoir incendié des poubelles. De source judiciaire, on ajoute qu'il avait déjà été condamné à sept reprises, alors qu'il était mineur, pour «vols», «outrages à agents de la force publique», «infraction à la législation sur les stupéfiants» et «refus d'obtempérer».

La liste des condamnations risque de s’allonger. Pas moins de 592 interpellations ont en effet eu lieu dimanche soir, auxquelles s'ajoutent les 160 de lundi soir.