Douze piliers pour bâtir une rupture

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Peu d'élus pour beaucoup de prétendants. Nicolas Sarkozy l'a répété, il n'y aura que quinze ministères dans son gouvernement. « On en profite maintenant, parce qu'après, on sait qu'il y aura beaucoup de déçus », reconnaissait avec humour Roselyne Bachelot lors du grand meeting de l'entre-deux tours à Bercy. Alors qu'il a mené campagne sur le thème de la rupture, le Président devra composer une équipe qui symbolise ce renouveau à partir de figures connues et de son équipe de fidèles.

Depuis dimanche soir, où il est apparu à côté de Nicolas Sarkozy place de la Concorde, François Fillon fait figure de grand favori pour s'installer à Matignon, même s'il est en concurrence avec Michèle Alliot-Marie et Jean-Louis Borloo. Ce dernier a la préférence des sondages, mais pas celle du nouveau chef de l'Etat.

Si l'avenir de François Fillon semble fixé, il n'en est pas de même pour les autres. Les noms les plus cités pour intégrer le gouvernement sont ceux de Michèle Alliot-Marie, Michel Barnier, Philippe Douste-Blazy, Patrick Devedjian, Rachida Dati, Brice Hortefeux, Valérie Pécresse... Un mélange d'anciens et de nouveaux, même si certains apparaissent plus sûrs de faire partie de l'équipe.

D'autres noms reviennent comme ministres symbolisant l'ouverture, tels les UDF Christian Blanc, Pierre Albertini ou André Santini. Et il y a aura enfin ceux qui pourront rejoindre l'équipe comme secrétaires d'Etat après les législatives. Parmi eux, on peut distinguer les fidèles (Dominique Paillé, Luc Chatel, Bernard Accoyer, Pierre Lellouche, Christine Boutin) et la jeune garde (Laurent Wauquiez, Rama Yadé, ou encore l'avocat Arno Klarsfeld) qui a été révélée durant la campagne.