Quinze personnes en garde à vue après la manif à Bastille

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Plusieurs centaines de manifestants anti-Sarkozy se sont retrouvés lundi soir à Paris, place de la Bastille et alentours, pour une manifestation qui a dégénéré en affrontements avec la police, avec de nombreux bris de vitrines et plus d'une centaine d'arrestations.
Plusieurs centaines de manifestants anti-Sarkozy se sont retrouvés lundi soir à Paris, place de la Bastille et alentours, pour une manifestation qui a dégénéré en affrontements avec la police, avec de nombreux bris de vitrines et plus d'une centaine d'arrestations. — Olivier Laban-Mattei AFP
Quinze personnes soupçonnées d'avoir participé à la manifestation anti-Sarkozy lundi soir à Bastille étaient en garde à vue mardi, selon la préfecture de police. Elles avaient été interpellées pour des jets de projectiles sur la police, des dégradations, un vol à l'arraché ou encore la possession d'armes interdites.

Jouer au chat et à la souris

Toujours selon la préfecture, au cours de cette manifestation, un policier a été blessé, dix véhicules ont été incendiés, deux magasins - dont un supermarché place Léon Blum (11e arrondissement) - ont été pillés et 17 vitrines cassées.

Les derniers manifestants ont été soit dispersés soit arrêtés peu après minuit. Quelques dizaines d'irréductibles avaient été poussés par les CRS et les gendarmes mobiles vers les marches de l'opéra Bastille et là, encerclés, ils ont été massivement interpellés et conduits dans des bus marqués «Police».

En deuxième partie de soirée, environ 200 jeunes manifestants avaient joué au chat et à la souris avec les CRS sur la place de la Bastille et dans les rues voisines.

L'intervention des forces de l'ordre, sur le boulevard de la République, avait une heure plus tôt dispersé un groupe d'environ 500 manifestants mais un groupe d'irréductibles s'était replié sur la place de la Bastille et dans la rue de Charenton, où ils continuaient à renverser des poubelles et des motos, pourchassés par les forces de l'ordre.

Cabines téléphoniques et vitrines brisées

La manifestation avait commencé en début de soirée, quand quelque 500 jeunes manifestants s'étaient regroupés sur la place de la Bastille avant d'entreprendre une marche de protestation, qui est devenue au fil des minutes de plus en plus violente. Sur leur passage, notamment dans la rue de la Roquette, ils avaient brisé des vitrines et des cabines téléphoniques, s'en prenant également aux motos et scooters garés sur les trottoirs.

Plus tôt dans la journée, quelque 300 lycéens avaient également manifesté entre Bastille et Nation, sans heurts. Idem à Lyon, où 200 jeunes avaient défilé dans le centre-ville. Des étudiants parisiens avaient quant à eux tenu deux petites AG à la Sorbonne et à Tolbiac, pour lancer une mobilisation contre le projet de réforme de l'université du président Nicolas Sarkozy.