«Pourquoi une femme de cette qualité porte-t-elle des sentiments aussi violents ?»

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Au dernier jour de campagne et à deux jours du second tour de la présidentielle, Ségolène Royal décrochait vendredi dans les sondages, distancée d'au minimum six points par son rival Nicolas Sarkozy, qu'elle a de nouveau accusé de mettre en danger la paix civile.
Au dernier jour de campagne et à deux jours du second tour de la présidentielle, Ségolène Royal décrochait vendredi dans les sondages, distancée d'au minimum six points par son rival Nicolas Sarkozy, qu'elle a de nouveau accusé de mettre en danger la paix civile. — Bertrand Guay AFP

Dernière vague de contre-attaque de l’UMP contre Ségolène Royal qui a affirmé vendredi matin que la candidature de Nicolas Sarkozy constitue «un risque» pour la France. Rachida Dati et Xavier Bertrand, porte-parole du candidat de la droite, ont aussitôt dénoncé des «déclarations inadmissibles et irresponsables». «A deux jours du second tour des élections présidentielles, Mme Royal continue de refuser le débat d'idées et persiste à lancer des anathèmes et des attaques personnelles. Dans un débat démocratique, on ne peut impunément proférer des menaces et des intimidations dans le but de chercher à dissuader la majorité des électeurs de voter pour l'autre candidat», déclarent-ils.

«La politique doit être faite de mains tendues»

«Je trouve qu'elle termine un peu dans la violence, dans une certaine forme de fébrilité. La France mérite autre chose», a lancé de son côté Nicolas Sarkozy, en visite en Haute-Savoie. «Pourquoi une femme de cette qualité porte-t-elle des sentiments aussi violents, ça n'amène rien au débat politique», a-t-il ajouté. «La politique, ça doit servir à faire barrage à la folie des hommes. Je l'ai dit à Mme Royal, la politique doit être faite de respect, d'ouverture, de tolérance, de rassemblement, de mains tendues, d'apaisement», a conclu celui que tous les derniers sondages donnent confortablement vainqueur dimanche.