Le juge Van Ruymbeke devant le CSM

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L'Inspection générale des services judiciaires reproche au juge Renaud Van Ruymbeke son "manquement au devoir de loyauté" dans le dossier Clearstream, dans un rapport remis mercredi au ministre de la Justice Pascal Clément, a-t-on appris de source proche du dossier.
L'Inspection générale des services judiciaires reproche au juge Renaud Van Ruymbeke son "manquement au devoir de loyauté" dans le dossier Clearstream, dans un rapport remis mercredi au ministre de la Justice Pascal Clément, a-t-on appris de source proche du dossier. — Herwig Vergult AFP/Belga/Archives

Le juge Renaud Van Ruymbeke est arrivé vendredi au palais de justice de Paris pour y être entendu par un magistrat du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dans le cadre de l'enquête sur son attitude dans l'affaire politico-judiciaire Clearstream.

Manque d’objectivité ?


Le magistrat s’explique vendredi matin devant Jean-François Weber, président de chambre à la Cour de cassation et membre du CSM, nommé rapporteur dans ce dossier. Il doit répondre de son objectivité, mise en cause par Pascal Clément. Le ministre de la Justice a en effet a saisi le CSM à la suite d'un rapport interne qui reprochait au juge des «manquements» notamment pour avoir rencontré secrètement le corbeau présumé de l'affaire Clearstream, Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS mis en examen en juin 2006.

Lynchage

Renaud Van Ruymbeke estime être victime d'un «lynchage» et d'une «surmédiatisation encouragée» par Nicolas Sarkozy, partie civile dans ce dossier de dénonciation calomnieuse. Le juge du pôle financier du tribunal de Paris, 54 ans, a prévu d'être assisté par l'avocat et académicien Jean-Denis Bredin, par le président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes Jean Bartholin et l'avocat Philippe Lemaire.