Les deux candidats ont commis des imprécisions

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Le débat a provoqué mercredi des passes d'armes musclées entre les deux candidats. Et dans leurs échanges très techniques, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se sont laissés aller à quelques inexactitudes. Des erreurs non corrigées par les deux journalistes, pour le coup plus observateurs que médiateurs.

Sur la question énergétique, Ségolène Royal demande d'abord à Nicolas Sarkozy s'il connaît la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France. « 50 % », lâche-t-il. « Non, 17 % seulement », répond-elle. « Ce n'est pas exact », rétorque Sarkozy. « Mais si c'est ça », répète Royal. En fait, les deux se trompent. La bonne réponse est 78 %. Les 17 % correspondent à la part du nucléaire dans la consommation finale d'énergie. Quant au chiffre de 50 %, il s'approcherait a priori des données sur l'indépendance énergétique de la France. Par la suite, Ségolène Royal demande à « l'élève-candidat » Sarkozy de quelle génération est l'EPR : « C'est la quatrième génération », répond-il. « C'est la troisième génération », corrige-t-elle.

Le grand moment du débat arrive à 22 h 55. Alors que Nicolas Sarkozy propose un droit opposable pour les familles qui ne peuvent pas scolariser leurs enfants handicapés, Ségolène Royal laisse éclater sa « colère saine ». Elle fustige « l'immoralité politique » du candidat qui, avec le gouvernement, a supprimé son plan Handiscol. En réalité, les postes créés ont été remplacés progressivement par des emplois d'auxiliaires de vie scolaire. « Mais les effectifs restent très déficitaires », soulignent les associations.

audience Plus de 20 millions de personnes ont suivi le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy mercredi, 13 millions devant TF1 et 7 millions sur France 2. En 1995, le débat Chirac-Jospin n'avait séduit « que » 16,8 millions de téléspectateurs.