« Le porte-parole du peuple français »

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Dehors, il tombe des cordes au moment où Nicolas Sarkozy aborde son dernier rendez-vous avant le second tour. « Meeting pluvieux, scrutin heureux », se rassure un militant détrempé à l'entrée du Parc des expositions, où des milliers de personnes se pressent.

Montpellier, c'est le meeting de toutes les cautions pour Sarkozy. La tolérance ? Patrick Gaubert, président de la Licra, se porte garant : « Nicolas Sarkozy est loin de l'image qu'on veut lui coller. Dans la guerre contre le racisme, il est d'une sincérité absolue. » Le rassemblement avec les centristes ? Rudy Salles, député UDF, apporte son soutien : « Lui représente la compatibilité que nous recherchons à l'UDF. » L'ouverture à gauche ? Eric Besson, ancien secrétaire national du PS, vient faire acte de contrition : « L'agressivité et l'arrogance n'étaient pas là où Ségolène Royal le disait. ».

Pour son dernier discours, Nicolas Sarkozy, plus vindicatif qu'à l'habitude, a revisité l'ensemble de ses thèmes de prédilection à travers tous les déplacements qu'il a effectués durant sa campagne. Sans oublier La Courneuve et Argenteuil, où il ne regrette pas d'avoir prononcé les mots « Kärcher » et « racaille ». Il n'a pas oublié non plus les thèmes qui lui ont permis d'être en tête au premier tour : identité nationale, travail, autorité. « Je veux être le porte-parole du peuple français, je veux défendre mon projet sans haine », a toutefois expliqué le candidat, comptant sur « l'élan d'un peuple qui se lève ». Pour aller voter pour lui dimanche, aurait-il pu ajouter.

soutiens Comme à Marseille pour le meeting précédant le premier tour, tous les ténors de l'UMP ont fait le déplacement à Montpellier. Même Bernadette Chirac est venue apporter le soutien du Président sortant.