La canicule 2006 a entraîné une surmortalité de 2.065 décès

SANTE Ce chiffre est néanmoins inférieur aux prévisions...

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La canicule qui a frappé une grande partie des régions françaises en juillet a causé "problablement" la mort de 112 personnes, selon un bilan publié jeudi par l'Institut national de veille sanitaire (InVS).
La canicule qui a frappé une grande partie des régions françaises en juillet a causé "problablement" la mort de 112 personnes, selon un bilan publié jeudi par l'Institut national de veille sanitaire (InVS). — Jeff Pachoud AFP/Archive

La canicule de l'été 2006 aurait entraîné une surmortalité estimée à 2.065 décès entre le 11 et le 28 juillet 2006, et à un total de 2.621 décès pour l'ensemble du mois de juillet, ce qui est nettement moins qu'attendu, selon une étude publiée jeudi par l'Inserm et l'InVS.
    
D'après le modèle mathématique utilisé, et compte tenu des températures enregistrées, une surmortalité de plus de 6.400 décès «aurait dû être observée» entre le 11 et le 28 juillet, en vertu des calculs effectués par des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Pour l'ensemble du mois de juillet 2006, la «surmortalité attendue» aurait dû dépasser 7.600 décès, dont 6.452 décès entre le 11 et le 28 juillet, indiquent les chercheurs qui évoquent «un déficit de surmortalité».

«Une prise de conscience»
    
«La surmortalité a été nettement moins importante que celle attendue» résument dans un communiqué commun l'Inserm, l'Institut de veille sanitaire (InVS) et Météo France.
    
Ils émettent «l'hypothèse d'une réduction de la vulnérabilité de la population aux vagues de chaleur estivales» pour expliquer les résultats. La «prise de conscience générale des risques sanitaires liés aux chaleurs estivales extrêmes» depuis la canicule d'août 2003, et la mise en place de mesures de prévention, de surveillance et d'alerte pourraient, selon les chercheurs, expliquer «une telle réduction».