Royal/Sarkozy, le débat continue sur les ondes

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Les deux finalistes du second tour de la présidentielle continuaient à s’affronter jeudi matin par médias interposés. Invitée sur France Inter, Ségolène Royal a accusé Nicolas Sarkozy de ne pas avoir «osé» lui répéter «en face» certaines des accusations qu'il avait portées à son encontre durant la campagne.

«Moment fort»

«Il ne faut pas, lorsqu'on donne les coups les plus rudes, se poser en victime», a-t-elle insisté, affirmant que le candidat de l’UMP lui «fait penser à ces enfants qui donnent des coups de pieds et qui se mettent à crier les premiers pour faire croire que c'est le petit voisin qui a porté le coup». La présidente de Poitou-Charentes garde toutefois «une bonne impression» du débat, qu'elle a qualifié de «moment fort».

Un peu plus tôt sur RTL, Nicolas Sarkozy a déclaré quant à lui qu'il avait été «un peu étonné d'une certaine agressivité» de la part de sa concurrente. «C'était peut-être volontaire, peut-être une stratégie de sa part. Je ne la conteste pas, ou ne la critique pas», a-t-il ajouté, soulignant tout de même que la colère manifestée par Ségolène Royal était «une forme d'intolérance».

Derniers meetings

«C'est au fond assez révélateur des réactions d'une certaine gauche qui considère comme illégitime toute personne qui n'a pas ses idées», a-t-il estimé. Le candidat UMP a toutefois minimisé l'importance du débat dans le choix des Français dimanche. «Je n'ai pas pas cette vision dramatique d'un moment de la campagne», a-t-il dit.

Une campagne qui se poursuit sur le terrain avec les derniers meetings des candidats ce jeudi soir. Ségolène Royal sera à Lille, une ville où elle était arrivée en tête du premier tour avec 32,98% des voix, contre 26,40 pour Nicolas Sarkozy. Ce dernier tiendra sa réunion publique à Montpellier, où il n’avait recueilli que 27,6%, contre 34,5% pour la candidate socialiste.