Joggeuse de Bouloc: interpellation d'un homme qui avait déjà été entendu

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Un homme interpellé le 30 juin 2012 à Vielmur-sur-Agout dans le cadre de l'enquête sur le le meurtre de la joggeuse Patricia Bouchon
Un homme interpellé le 30 juin 2012 à Vielmur-sur-Agout dans le cadre de l'enquête sur le le meurtre de la joggeuse Patricia Bouchon — Eric Cabanis AFP

Un homme d'une trentaine d'années, qui avait déjà été placé en garde à vue dans l'enquête sur le meurtre de la joggeuse Patricia Bouchon en février 2011 à Bouloc (Haute-Garonne), a été interpellé lundi matin, a-t-on appris de source proche du dossier.

«Ce suspect avait déjà été entendu dans cette enquête. Le temps de sa garde à vue étant quasiment expiré, il devrait être déféré dans les plus brefs délais» devant la justice, a expliqué cette source, confirmant une information du site internet de la Dépêche du Midi.

Ce suspect, «psychologiquement fragile», «s'était accusé du meurtre de Patricia Bouchon et avait été relâché début juillet 2012», après sa garde à vue, à l'issue de multiples vérifications, dont des tests ADN qui n'avaient rien donné, a expliqué une autre source proche de l'enquête.

Ce Tarnais âgé d'une trentaine d'années était allé s'accuser le 30 juin 2012 du meurtre de Patricia Bouchon à la gendarmerie de Vielmur-sur-Agout (Tarn), près de Castres, à 70 kilomètres environ du lieu du drame.

A l'issue de multiples vérifications, «aucun lien n'avait pu être établi entre cet homme et l'affaire de Bouloc», avait alors déclaré le procureur de Toulouse de l'époque, Michel Valet.

Sollicité par l'AFP, le procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau, a annoncé la tenue d'une conférence de presse lundi vers 16H30.

Âgée de 49 ans, Patricia Bouchon, secrétaire dans un cabinet d'avocats toulousains et mère de famille sans histoires, était partie le 14 février 2011 vers 04H30, comme chaque matin, faire son jogging autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse.

Cette femme mince de 1,60 mètre et 50 kilos, aux cheveux châtain clair, n'est jamais revenue. Son corps n'a été retrouvé qu'un mois et demi plus tard dissimulé dans un conduit d'eau sous une petite route à 14 km de chez elle.

Patricia Bouchon avait eu les vertèbres et le crâne enfoncés par des coups. Son meurtrier avait aussi essayé de l'étrangler, mais n'aurait pas abusé d'elle.

Dans cette affaire, une dizaine de personnes avaient été placées en garde à vue par les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées, avant d'être mis hors de cause.