Royal, une loi sur les violences conjugales et une VIe République

PRESIDENTIELLE Comme chez son principal adversaire de droite, Ségolène Royal voudra «montrer que ça change vite»...

B. B.

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Comme chez son principal adversaire de droite, Ségolène Royal voudra « montrer que ça change vite ». Dès juin, son gouvernement - équipe resserrée, d'une quinzaine de ministres, promet-on - devrait se mettre à l'oeuvre, et une session extraordinaire du Parlement sera convoquée pour l'été. Les favoris pour diriger l'ouvrage depuis Matignon : Jean-Marc Ayrault ou Jean-Louis Bianco.Symbolique, la première loi examinée à l'Assemblée portera sur les violences conjugales. En tête des autres réformes, figure la mise en place des 500 000 « emplois-tremplins » destinés aux jeunes, et qui pourraient s'élargir aux seniors, a précisé hier la candidate socialiste. Parallèlement sera lancé le « contrat première chance» - sans doute sous un autre nom, car trop proche du CPE - pour les jeunes sans qualification. Enfin, les 65 milliards d'aide aux entreprises seront redéployés vers les PME « innovantes ». En juin, se tiendra aussi une « conférence sur la croissance ». Objectif : revaloriser le smic et les bas salaires. Ces dossiers seront pilotés par les ministères de l'Emploi et de l'Economie, dirigés probablement par Michel Sapin pour le premier, François Hollande ou Dominique Strauss-Kahn pour le second.Autre grande affaire de la nouvelle présidence : la réforme institutionnelle. Un référendum sur une « VIe République » est prévu pour l'automne. Au menu : le mandat parlementaire unique, le droit de vote pour les étrangers aux élections locales - dès les municipales de 2008 - et une nouvelle décentralisation, avec davantage de compétences transférées aux régions (aides aux entreprises, gestion des prisons, du logement étudiant...).