Sarkozy, un service minimum et des peines planchers

PRESIDENTIELLE Nicolas Sarkozy voudra à coup sûr capitaliser sur l'euphorie de la victoire pour faire passer ses premières réformes. ...

D. C.

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Nicolas Sarkozy voudra à coup sûr capitaliser sur l'euphorie de la victoire pour faire passer ses premières réformes, dont certaines s'annoncent impopulaires. C'est notamment le cas pour le service minimum garanti, qui sera mis en place dès juillet. « Si je suis élu avec 50,1 % des suffrages, c'est le 0,1 % qui compte », explique le candidat de l'UMP, comme pour signifier qu'il ne reculera pas. Sur le service minimum, il a déjà annoncé la couleur : « Soit les syndicats viennent avec des propositions et on discute, soit on légiférera. » Dans le même temps, le Président mettra en place son dispositif qui permettra, selon lui, de mettre fin aux 35 heures et de libérer le pouvoir d'achat : exonération de charges pour l'employeur, et d'impôt pour le salarié, sur les heures supplémentaires.Autre mesure qui donne matière à polémique : Nicolas Sarkozy veut faire voter la loi sur les peines planchers pour les multirécidivistes, majeurs et mineurs, loi qu'il n'avait pas réussi à faire adopter sous le quinquennat de Jacques Chirac. Le candidat de l'UMP compte aussi profiter de l'été pour réformer les universités. Celles-ci auraient le choix d'opter, ou non, pour plus d'autonomie.Question méthode, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il fonctionnerait avec un gouvernement resserré de quinze grands ministères. Le nom de François Fillon circule pour Matignon, celui de Rachida Dati à la Justice, Claude Géant à l'Intérieur, ou Nathalie Kosciusko-Morizet à l'Environnement. Deux grandes discussions devraient se tenir dès la rentrée, la première sur l'environnement avec les ONG, et la seconde sur le contrat unique de travail avec les partenaires sociaux.