Le Pen persiste et signe au sujet de la Shoah

CAMPAGNE On ne se refait pas. Alors qu'il tente de policer son image pour séduire un électorat plus large, Jean-Marie Le Pen...

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On ne se refait pas. Alors qu'il tente de policer son image pour séduire un électorat plus large, Jean-Marie Le Pen, 78 ans, campe sur ses positions quand il s'agit de la Seconde Guerre mondiale. Le candidat du Front national a affirmé hier au Parisien-Aujourd'hui en France qu'il « regrettait » que Jacques Chirac ait reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs.A la question de savoir s'il désapprouvait la façon dont la Shoah était enseignée aujourd'hui, Jean-Marie Le Pen a ensuite fait cette réponse lourde de sous-entendus : « C'est un sujet que je n'aborderai pas. Quand je me suis exprimé, ça m'a coûté 150 millions d'anciens francs. Ces débats ne sont pas dans le domaine de la liberté d'expression. On ne peut pas exprimer une autre opinion que celle dictée par la pensée unique. »Le leader du FN est enfin revenu sur sa condamnation à 1,2 million de francs pour avoir déclaré que les chambres à gaz étaient « un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale ». Là encore, il ne regrette pas l'emploi du terme « détail ». « Je n'ai pas peur d'employer ce mot. Et j'assume toutes mes responsabilités. »