Kouchner soutient la proposition Rocard

PRESIDENTIELLE L'ancien ministre socialiste ministre socialiste demande à ses camarades socialiste de saisir «une chance»...

20minutes.fr

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L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a regretté samedi, lors d'un déplacement dans les Hauts-de-Seine, une certaine "inertie" au sein du PS face à sa proposition d'une "alliance" entre Ségolène Royal et François Bayrou.
L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a regretté samedi, lors d'un déplacement dans les Hauts-de-Seine, une certaine "inertie" au sein du PS face à sa proposition d'une "alliance" entre Ségolène Royal et François Bayrou. — Guillaume Baptiste AFP

Michel Rocard a au moins un allié. Bernard Kouchner soutient l'ancien Premier ministre socialiste dans son appel à une alliance entre l'UDF et le PS pour l'élection présidentielle. «Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance», déclare l'ancien ministre de la Santé de Lionel Jospin dans une tribune à paraître dans Le Journal du Dimanche sous le titre : «Assez de l'esprit sectaire!»

«A l'instar de nos voisins européens, capables de réussir là où nous avons échoué, cette gauche-là ne doit pas refuser l'alliance avec un centre rénové», souligne Bernard Kouchner, qui a rejoint l'équipe de campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal en février.

«Je ne suis pas dans une manoeuvre politicienne, je ne l'ai jamais été. Et je n'imagine pas que Michel Rocard y soit, lui qui a plus apporté à la France et aux idées que tous ses détracteurs réunis», explique-t-il.

«J'ai suffisamment soutenu Ségolène Royal et travaillé avec elle pour savoir qu'elle peut orchestrer calmement cette indispensable mutation», poursuit-il.

«Les électeurs de dimanche prochain ne sont pas prisonniers des frontières du sectarisme. La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes», conclut celui qui, en décembre dernier, s’était dit prêt à participer à un gouvernement formé par Nicolas Sarkozy «s'il y a un gouvernement d'union nationale, dépassant les clivages habituels, s'il y a une vraie 'équipe de France', oui».

«Inertie au sein du PS»
Avant la parution de ce texte, Michel Rocard avait regretté samedi une certaine «inertie» au sein du PS face à sa proposition d'une «alliance» entre Ségolène Royal et François Bayrou pour battre Sarkozy au second tour. «Certains sont toutefois d'accord avec ce que j'ai déclaré», sans donner de nom, a précisé l'ancien Premier ministre qui assure avoir «reçu beaucoup de mails» de soutien «y compris de secrétaires fédéraux». Avant lui, seuls des hauts fonctionnaires membres du PS appelant à voter directement pour le candidat centriste regroupés sous le collectif «Spartacus» et d'anciens membres de cabinets ministériels reconvertis dans les affaires — les «Graques» — avaient demandé une alliance politique PS-UDF.

«Certains ont voulu voir de la polémique dans mes propos, j'y vois de la prudence», estime Michel Rocard qui veut ainsi «préparer les esprits au second tour».